Librairie Baba Yaga

décembre2006

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Traduit de l’anglais par Sylvie Servan-Schreiber
Ed originale: La table ronde 1991, puis Quai Voltaire, 2004, Folio 2006.

J’ai désiré lire ce livre car il m’est régulièrement demandé chaque année par des connaisseurs semble-t-il, et je ne regrette pas cette découverte, loin s’en faut!
En 1903, une jeune femme écossaise part se marier avec un jeune homme attaché militaire Britannique en Chine. Elle se retrouve marié avec un homme peu aimant, mais tout cela on ne l’apprend que par petites touches. Il y a des pages de description du palais d’été de l’impératrice chinoise, mais la naissance de son premier enfant est annoncée en quelque lignes.
Il est très intéressant d’observer l’évolution de cette jeune femme soumise à sa famille, à son mari, pour devenir une femme écoutant ses désirs, respectant les traditions tout en s’opposant à la bien-pensance ambiante. C’est un roman de facture classique,fort bien écrit, roman très éclairant sur cette période de l’histoire des colonies anglaises du début du XXème, l’histoire de La chine, puis du Japon où elle part s’installer ensuite. C’est le destin d’une femme déchirée, esseulée, bafouée, qui relève toujours la tête, à l’image de ce Japon aux prises avec des tremblements de terre et tsunami dévastateurs. Nous suivons le parcours chaotique et courageux de cette femme jusqu’en 1942. Un ouvrage qu’on a du mal à lâcher, et qui lui n’est pas prêt à nous lâcher!
C’est un livre que l’on referme la larme à l’œil et avec reconnaissance.

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Un commentaire

  • Commentaire by Valérie — 15 mai 2012 @ 12:42

    Je n’ai pas été enthousiasmée par ce roman.

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