Librairie Baba Yaga
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  • janvier10

    Claude Leveillée, auteur compositeur, interprète québécois, mort en juin 2011.

    J’ai découvert cette chanson, il y a une trentaine d’années interprétée par Jacques Bertin, j’avais un de ses premiers vinyles, très poétique. Je me le passais en boucle. J’ai été triste et émue d’apprendre la mort du créateur de cette chanson.

    FRÉDÉRIC
    Paroles et musique: Claude Léveillée

    Je me fous du monde entier quand Frédéric
    Me rappelle les amours de nos vingt ans
    Nos chagrins, notre chez-soi, sans oublier
    Les copains des perrons, aujourd’hui dispersés aux quatre vents
    On n’était pas des poètes, ni curés, ni malins
    Mais papa nous aimait bien, tu te rappelles, le dimanche,
    Autour de la table, ça riait, discutait pendant que maman nous servait
    Mais après…

    Après la vie t’a bouffé, comme elle bouffe tout le monde
    Aujourd’hui ou plus tard et moi j’ai suivi
    Depuis le temps qu’on rêvait de quitter les vieux meubles
    Depuis le temps qu’on rêvait de se retrouver tout fin seul
    T’as oublié Chopin, moi j’ai fait de mon mieux
    Aujourd’hui tu bois du vin, ça fait plus sérieux
    Le père prend un coup de vieux et tout ça fait des vieux

    Je me fous du monde entier quand Frédéric
    Me rappelle les amours de nos vingt ans
    Nos chagrins, notre chez-soi, sans oublier
    Les copains des perrons, aujourd’hui dispersés aux quatre vents
    On n’était pas des poètes, ni curés, ni malins
    Mais papa nous aimait bien, tu te rappelles, le dimanche,
    Autour de la table, ça riait, discutait pendant que maman nous servait
    Mais après…

    Après ce fut la fête, la plus belle des fêtes
    La fête des amants ne dura qu’un printemps
    Puis l’automne revint, cet automne de la vie
    Adieu bel Arlequin, tu vois qu’on t’a menti
    Croulé les châteaux, adieu nos clairs de lune
    Après tout, faut ce qu’il faut pour s’en tailler une
    Une vie sans argument, une vie de bon vivant

    Je me fous du monde entier quand Frédéric
    Me rappelle les amours de nos vingt ans
    Nos chagrins, notre chez-soi, sans oublier
    Les copains des perrons, aujourd’hui dispersés aux quatre vents
    On n’était pas des poètes, ni curés, ni malins
    Mais papa nous aimait bien, tu te rappelles, le dimanche,
    Autour de la table, ça riait, discutait pendant que maman nous servait

    Tu te rappelles Frédéric? Allez, au revoir!

    Daniel Melingo est argentin. Sa chanson « Sin luna« , magnifique, sa voix cassée, cette mélodie! Et le personnage plein de charme que j’ai découvert sur You tube.

    Et en cherchant sur Internet une interprétation de « Frédéric », le nom de Georges Chelon m’est proposé, chanteur des années 60 comme Claude Léveillée. Auteur,compositeur interprète, lui aussi marque ma jeunesse. Ecoutez « le Père prodigue » et « Le petit chat m’aimait« . Voix chaude et tendre.

    Autre voix splendide, chanteuse oubliée: Eva. Depuis peut You tube offre plusieurs interprétations de ses chansons les plus connus: « Liebelei« , « Le coeur battant« . J’avais un vinyle d’elle!


    Tous ces chanteurs, sauf Leveillée mort il y a quelques mois sont bien vivants et se produisent de ci de là cahin caha!