Librairie Baba Yaga

janvier2013

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La chanson du forçat 2

À dire vrai
Je suis un faussaire de compagnie
À dire vrai
Je suis un faussaire de compagnie
Un preneur de large
Un joueur de courant d’air
Un repris de justesse
Un éternel évadé
Un repris de justesse
Un éternel évadé

La chanson du forçat 1

Qui ne s’est jamais laissé enchaîner
Ne saura jamais c’qu’est la liberté
Moi oui, je le sais
Je suis un évadé

Faut-il pour voir un jour un ciel tout bleu
Supporter un ciel noir trois jours sur deux
Je l’ai supporté
Je suis un évadé

Faut-il vraiment se laisser emprisonner
Pour connaître le prix de la liberté
Moi je le connais
Je suis un évadé

Est-il nécessaire de perdre la vue
Pour espérer des soleils disparus
Je les vois briller
Je suis un évadé

Qui ne s’est jamais laissé enchaîner
Ne saura jamais c’qu’est la liberté
Moi oui je le sais
Je suis un évadé

Découverte de cette chanson de Gainsbourg à l’ émission « Mauvais genre » du samedi 27 Novembre 2010 sur France culture, consacré à la littérature policière, en particulier à l’œuvre de Louis Bayard : « La tour noir » avec Vidocq lui même, d’où la chanson Gainsbourienne!
Et voilà Rimbaud qui se ramène:  » Encore tout enfant, j’admirais le forçat intraitable sur qui se referme toujours le bagne; je visitais les auberges et les garnis qu’il aurait sacrés par son séjour; je voyais avec son idée le ciel bleu et le travail fleuri de la campagne; je flairais sa fatalité dans les villes. Il avait plus de force qu’un saint, plus de bon sens qu’un voyageur – et lui, lui seul! pour témoin de sa gloire et de sa raison ». (Mauvais sang: Une saison en enfer)
Jean Genet à ses trousses et de son condamné à mort (poème magnifiquement mis en musique et chanté par Hélène Martin. Il aurait eu 100 ans cette année, une biographie de Tahar Ben Jelloun vient de sortir, des émissions sur France culture…

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