Librairie Baba Yaga

avril2011

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Philippe Picquier, Avril 2011, traduit de l’anglais (Inde) par Mélanie Basnel

Editeur:
Prises dans un tremblement de terre, neuf personnes se retrouvent coincées au service des visas d’un consulat indien aux Etats-Unis. Dans cette pièce plongée dans le noir, dont le plafond menace de s’écrouler à tout instant, chacun s’interroge sur les raisons qui l’ont amené ici. Après s’être organisés pour leur survie, pour oublier la peur qui les ronge, ils racontent tour à tour l’événement qui a le plus marqué leur vie. Une histoire qu’ils n’avaient racontée à personne. Quelques heures plus tôt, ils étaient tous des étrangers ; ils sont désormais inéluctablement liés. Ce roman qui se lit d’une traite oscille entre l’angoisse, le récit haletant d’une catastrophe, et le cheminement intérieur de ces êtres aux origines et aux destins si éloignés les uns des autres. Car s’ils sont prisonniers d’un désastre, ils sont aussi des pèlerins spirituels découvrant le pouvoir guérisseur des histoires, et au moment où ils luttent pour leur survie, ils se trouvent des raisons renouvelées de vivre, de partager avec les autres le beau et douloureux miracle de la vie.

Avis:
Cela commence comme une série catastrophe: un tremblement de terre surprend neuf personnes dans le bureau de délivrance des visas en partance pour l’Inde. Une femme a le poignet cassé, un jeune se rue vers la porte de sortie au risque de faire effondrer le fragile plafond..Un afro-américain organise leur survie. Dans ce huis clos angoissant et poignant, une femme trouve un échappatoire à la tension grandissante: chacun devra raconter aux autres l’histoire la plus incroyable de sa vie, car « Tout le monde a une histoire à raconter »…Et dans ce groupe disparate, où hostilité, jalousie, haine menaçaient de finir ce que le tremblement de terre avait commencé, le pouvoir des mots, des histoires ouvre une perspective pleine d’espoir.
Page 109: « …Uma sentit une nouvelle vivacité chez ses compagnons, comme s’ils avaient décidé de ne plus se soucier de ce qui échappait à leur contrôle. Ils étaient prêts à s’écouter mutuellement. Non, ils étaient prêts à écouter l’histoire qui parfois dépasse celui qui la raconte. »

L’auteur, jeune femme indienne vivant aux Etats Unis, comme Uma, lanceuse du jeu des histoires (jeu de survie) nous donne ici un roman très fort qui résonne étrangement après les séismes du Japon. Et nous lecteurs écoutons ce conte des mille et une nuits d’aujourd’hui avec gratitude.
J’avais déjà lu d’elle la série de fantasy pour la jeunesse: « La confrérie de la conque » que j’avais beaucoup aimé.

Un nouvel enchantement!

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