Librairie Baba Yaga

octobre2010

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Delcourt, Octobre 2010. Traduit de l’anglais (américain) par Vincent Bernière

Editeur:

Un jour au marché, le grossiste de Mendleman refuse d’acheter ses tapis parce que son stock est, dit-il, trop important. La femme de l’artisan est sur le point d’accoucher : c’est la catastrophe. Lui qui était un artiste dans l’âme, tentant de saisir dans ses tapis brodés à la main la magie d’un lever de soleil ou d’une scène de rue, est soumis à la dure loi du marché. Dans ce remarquable roman graphique, Sturm dresse un portrait magnifique des communautés juives de l’Europe de l’Est au début du XXe siècle. Le Jour du marché est aussi un conte moral, qui montre à quel point de nouvelles forces sociales et économiques peuvent affecter une vie.

Avis:

Une communauté juive dans l’Europe de l’est du début du siècle, avant l’extermination, on se retrouve dans l’atmosphère d’un livre d’Isaac Bashevis Singer, ou dans les œuvres de Bruno Schulz: Des petits commerces, des métiers artisanaux, ici un créateur de tapis, de chaises, et puis la dégringolade inexorable comme chez Schultz. L’artisan fier de son art va devenir un pauvre bougre, se mêlant aux ivrognes sous un pont. Il n’ose rentrer retrouver sa femme enceinte, il n’a plus de quoi la faire vivre, ses beaux tapis ne trouvent plus preneur, le travail de qualité n’est plus reconnu à sa juste valeur.
Le dessin de James Sturm illustre admirablement son propos, c’est à la fois très vivant, les personnages sont croqués dans leur particularités et leurs faiblesses, et à la fois poétique et mystérieux.

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