Librairie Baba Yaga

septembre2008

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Gaïa, Broché, Septembre 2008, Traduite de l’islandais par Henry Kiljan Albansson

Editeur:

Karitas grandit avec sa mère et ses frères et sœurs dans une modeste ferme au fond d’un fjord dans l’ouest de l’Islande. Le père, comme beaucoup de courageux marins, est disparu en mer. En 1915, la mère décide de partir pour le nord et d’offrir à ses six enfants des études. Défi insensé pour l’époque. Tous vont devoir travailler dur, et se montrer à la hauteur d’une ténacité maternelle sans faille. Karitas s’occupera longtemps du foyer et du petit dernier avant d’aller avec les femmes se brûler les mains à saler le hareng. Mais au fond d’elle-même, elle se sent une âme d’artiste et dessine comme son père lui avait appris. Karitas rêve d’une tout autre vie. Et n’aura de cesse de chercher le chaos, dans la peinture comme dans la vie. Mais comment pourrait-elle se consacrer à l’art quand le plus bel homme d’Islande n’arrête pas de lui faire des enfants ? Utilisant sa plume comme un pinceau, l’auteur nous offre un carnet de croquis riche et émouvant, un recueil d’images se dessinant au fil des mots et illustrant la force derrière la faiblesse, la beauté cachée dans la rudesse. Karitas, Sans titre est une magistrale reconstitution historique, sociale et humaine, située dans un décor époustouflant. Un destin passionné à la mesure des grandes héroïnes nordiques.

Avis:

Ce livre a juste deux ans, il m’a été conseillé par une cliente et par ma kiné, qui m’a précédée dans la lecture, je savais donc qu’on y riait et qu’on y pleurait. Je le finis à l’instant et suis sous le choc! C’est un de ces gros romans qui vous prend et ne vous lâche plus jusqu’à la fin. Plus d’une fois, on voudrait intervenir pour changer le cours des choses, mais entrainée à sa suite, secouée de pleurs, d’étonnements, de questionnements, de rire, on doit le fermer sans avoir rien pu modifier!! C’est un roman tel qu’on en écrivait il y a trente ou cinquante ans, et qu’on se passait de mère en fille. C’est touffu, plein de personnages de femmes fortes, les hommes sont au loin, à la pèche, absents, morts. Les femmes attendent, ou n’attendent plus, s’entraident, avancent. Obstinées. Simples dans leurs travaux de couture, leur fabrications de beignets, leurs devoirs de maitresse de maison. Karitas est à part, elle est artiste.
Page 491: « Les mères n’inventent jamais d’histoires, par contre la vie, elle, est un pur mensonge. »

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