Librairie Baba Yaga

janvier2010

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FLBLB, Série: en cours, 5 tomes parus, Janvier 2010

Editeur:

La canicule pèse sur la ville, et les clients se font rares à la librairie : le patron encourage Jérôme à prendre le large, car l’ennui est un art trop subtil pour un jeune apprenti. Aussi, lorsque Sultana annonce qu’elle quitte le village pour aller faire ses études dans la grande ville, Jérôme décide de l’accompagner. La petite fille est bien décidée à faire de même, mais ils la jugent trop jeune pour cela et lui cachent le moment de leur départ. Voyageant l’une en train, l’autre en roulotte, Sultana et Jérôme finissent par se rejoindre pour cheminer de concert, et oublier ainsi l’angoisse d’affronter la ville. Jérôme renoue avec ses rêves d’écrivain-voyageur, et Sultana se prend au jeu…

Avis:

– Jé rôme ?
– Oui, Maître ?
– Il faut pen ser à ton ave nir.
– Mon ave nir Maître ?
– Allez Jé rôme, laisse ton petit train et suis-moi…
Ainsi commence la premier tome de la série que j’ai commencé à l’envers, par le dernier tome sorti: Jérôme et la route.C’est Véronique Morvant, ma représentante Harmonia-Mundi qui me l’a chaudement recommandé, et je vais me faire comme elle une collection perso de cette série terriblement attendrissante! C’est un mélange de livre pour enfants comme on en lisait autrefois, le petit train du garçon accroché à l’enfance, les animaux qui parlent de nos contes classiques, le bon génie d’Aladin et la lampe merveilleuse, telle une bonne fée au masculin, avec ses petits travers: un goût prononcé pour le poisson grillé! Il n’arrive pas toujours au moment où il serait utile (la noyade de Jérôme), il semblerait qu’il veuille laisser Jérôme faire ses preuves, comme un psychanalyste à l’écoute mais ne changeant pas le cours des choses! Et puis le rêve secret de Jérôme est d’être libraire, c’est donc un frère! Nylso dédicace cette série à tous les libraires qui voudront bien s’y reconnaître. Donc cette BD a été écrite pour moi, c’est bien la première fois! Merci.
Je suis extrêmement sensible au dessin: beaucoup d’étagères de livres, des escaliers qui tournent, des perspectives, plein de petites cases, le tout en noir et blanc. Seuls les couvertures sont en couleur, très belles, de superbes livres à collectionner précieusement. Jérôme part donc à l’aventure dans une roulotte avec son fidèle bourricot, compagnon intelligent et stimulant. Il trouve un stage chez un libraire, et puis il en a marre. ZOOM AVANT SUR LA PAGE: « J’en ai MARRE des livres, MARRE de la librairie, MARRE! Voilà, je n’en dirais pas plus, un libraire peut s’y retrouver dans ses moments de découragements et dans sa passion des livres et des auteurs…

Jérôme et la route (Tome 5)

Attention! Ce Jérôme là est un libraire, un libraire de Province, qui ne travaille pas beaucoup (pas comme moi!!) C’est la librairie comme on l’imagine avant d’être libraire: Ce serait super, je lirais toute la journée, je vivrais entourée de livres, il y a cet aspect là mais aussi le rappel qui m’a bien plu, celui qui se rapproche plus de la réalité: « Les gens s’imaginent que nous avons un métier merveilleux parce que nous évoluons parmi les livres et que les livres c’est noble et beau, mais être libraire c’est aussi et surtout remplir, vider et déplacer les cartons. C’est aussi parler sans arrêt. Et vendre…rarement. De moins en moins. »

Tout cela se passe dans un monde bucolique, où la jument parle, vient chercher Jérôme à la sortie de la librairie pour l’emmener dans sa roulotte, c’est poétique, un peu style Philémon (Fred) en Afrique du Nord, avec des visages plus ronds, moins onirique aussi. Sentences et réflexions philosophiques, parcours initiatique: Jérôme est congédié par un employeur qui ne l’employait pas (!!) afin de le pousser à voyager!

Je vais aller mettre mon nez dans les premières BD de la série!

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