Librairie Baba Yaga

février2010

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Métaillé noir, Février 2010

Editeur:

C’est l’automne. Maria, une femme d’une cinquantaine d’années, est retrouvée pendue dans son chalet d’été sur les bords du lac du Thingvellir par Karen, sa meilleure amie. Après autopsie, la police conclut à un suicide. Quelques jours plus tard, Erlendur reçoit la visite de Karen qui lui affirme que ce n’était pas « le genre » de Maria de se suicider. Elle lui remet une cassette contenant l’enregistrement d’une séance chez un médium que Maria est allée consulter afin d’entrer en contact avec sa mère décédée deux ans plus tôt, qui lui avait promis de lui envoyer un signe de l’au-delà. Aussi dubitatif que réticent, Erlendur lui promet d’écouter l’enregistrement tout en lui répétant que ni l’enquête ni l’autopsie n’ont décelé le moindre élément suspect. L’audition de la cassette le convainc cependant de reprendre l’investigation à l’insu de tous. Il découvre que l’époux de Maria a eu un passé agité, qu’il a une liaison avec l’une de ses anciennes amours, qu’il est endetté et que Maria possédait une vraie fortune. Une intrigue parallèle nous raconte l’histoire d’un jeune couple disparu lors d’une promenade sur le lac. Et nous avons enfin des informations sur la nature des relations d’Erlendur avec son ex-épouse, Halldora.

Avis:

Le temps passe trop vite! Voilà déjà presque un an que ce dernier Indridason était paru et je ne l’avais pas encore lu.
J’ai beaucoup aimé. Il est plus apaisé, moins noir.C’est mon préféré depuis « la Voix » (Qui lui est assez noir mais très touchant), le premier que j’ai lu de cet auteur. Et beaucoup vendu!
Tout en finesse! Une femme se suicide, une femme hantée par la mort accidentelle de son père, décédé lorsqu’elle était enfant. Ici comme chez Hakan Nesser pas de suspens de folie. Plutôt un lent et passionnant questionnement. Il n’y a pas dans ce livre la routine très routinière de l’enquête comme dans « Funestes carambolages » (ce que j’ai aimé dans ce livre de Nesser tient plus dans les réflexions autour de la vie, de ce qui nous pousse à agir dans les marges bien que nos raisonnements semblent de béton! Trop bétonnés d’ailleurs, c’est là que réside la faille!!)
Chez Arnaldur Indridason, c’est aussi autour d’une faille première de l’inspecteur, la perte, la disparition de son frère dans une tempête de neige où tous deux ont failli périr, que s’est élaborée la vocation de policier d’Erlendur, c’est autour de ce vertige que s’est construit cet inspecteur hors normes. Chez cet inspecteur comme chez l’Adamsberg de Fred Vargas (voir « Le marchand d’éponges »), on retrouve une humanité, une empathie qui touche.
Ici Erlendur traite plusieurs affaires, celles dont plus personne ne s’occupe, il veut donner une réponse au vieil homme qui a vu disparaitre son fils de façon inexplicable il y a des années. Cet homme va mourir.
Lisez ce beau texte, sans tarder!

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