Vertige Graphic, 10 tomes, série complète.
A connu plusieurs rééditions.
La série en poche a été éditée entre octobre 2007 à juin 2011
J’ai découvert ce manga grâce à un client. C’est un témoignage extraordinaire sur la vie d’une famille à Hiroshima avant, pendant et après la bombe. On ne peut pas le conseiller à tout le monde, l’horreur y est montré sans fioritures, toute nue et hurlante. Ces scènes redoutables de l’effet de la bombe sont rendues supportables à nos yeux de lecteur par le courage, la ténacité,l’obstination, l’intelligence de Gen, personnage principale. Ce manga est autobiographique: nous regardons avec les yeux de l’auteur dessinateur la vie des Japonais pendant la guerre, la haine des Américains, tout y est décrit avec une précision passionnante.
Je ne peux que recommander chaudement « Gen d’Hiroshima » qu’on a pu comparer avec raison au « Maus » de Spiegelman.
Il y a une critique violente des militaires japonais qui ont poussé le Japon à la guerre, puis des américains devenus occupants, une fois le pays vaincu.
Il y aurait tant et tant à dire: Gen et ses camarades entonnent pour se donner du courage des comptines récurrentes tout au long du texte, et Gen se répète les phrases de son père pacifiste et révolté: « Soyez comme ce blé, fort, même si vous vous faites piétiner… ».
Vous aimerez « Maus » de Spiegelman et les peintures de Zoran Music.
Tome 1: « Quelque part entre les ombres » Novembre 2000
Tome 2: »Artic-nation » Mars 2003
Tome 3: « Ame rouge » Novembre 2005
Tome 4: « L’enfer, le silence » Septembre 2010
Editeur: Dargaud
Tome 1: « Parfois, quand j’entre dans mon bureau, j’ai l’impression de marcher dans les ruines d’une ancienne civilisation. Non à cause du désordre qui y règne, mais parce que certainement cela ressemble au vestige de l’être civilisé que je fus jadis »
Tome 2: La parution du premier tome de Blacksad fut un choc pour le public et les professionnels. La presse unanime et des milliers de lecteurs découvraient deux auteurs espagnols au talent inouï. Confirmation avec Arctic-Nation : Blacksad est déjà l’une des plus grandes séries de la bande dessinée contemporaine. À noter que cet album fera 8 pages de plus que le premier tome pour une histoire qui abordera le sujet du racisme : pas facile d’être un chat noir !…
Après sa première enquête de laquelle il ne sort pas totalement indemne, Blacksad ne croyait pas rempiler aussi rapidement. Cette fois tout débute par la découverte d’un homme trouvé pendu en pleine ville, devant une foule sous le choc. Pour quelle raison ? Rapidement les soupçons se portent sur une organisation extrémiste – Arctic-Nation – constituée de fanatiques avec, à sa tête, un ours blanc nommé Karup. Celui-ci – entouré d’animaux blancs comme des hermines, renards polaires et autres hiboux blancs ! – prône un ordre nouveau et fustige les hommes – pardon, les animaux ! – de couleur. Et Blacksad n’est-il justement pas un chat noir ? Celui-ci mène son enquête et découvre, en compagnie d’un journaliste facétieux (une fouine, bien entendu) une sombre histoire familiale. Persuadé que l’enlèvement d’une petite fille a un lien avec cette histoire de meurtre, Blacksad va aller de surprises en surprises.
Arctic-Nation aborde le sujet sensible du racisme et de la vengeance grâce à un scénario intelligent et truffé de rebondissements.
Tome 3: » Je restai plus d’une heure à observer en silence avant d’ouvrir la bouche et de rompre cet instant magique de création. Cet être à la santé fragile se transformait en tornade quand il sentait dans sa main le contact d’un pinceau et l’odeur de peinture lui collait au museau « .
Tome 4: Années 1950, La Nouvelle-Orléans, où la fête de Mardi gras bat son plein. Grâce à Weekly, un producteur de jazz dénommé Faust fait la connaissance de Blacksad. Faust demande à ce dernier de s occuper d une affaire : un de ses musiciens, le pianiste Sebastian, a disparu. Il n a pas donné signe de vie depuis des mois, mettant en péril le label musical privé d une star. Faust craint que Sebastian ait, une fois de trop, sombré dans la drogue. Sa requête est d autant plus pressante que Faust se sait atteint d un cancer. John accepte la mission et découvre peu à peu que Faust ne lui a pas tout dit. Il s aperçoit qu il est lui-même manipulé, mais décide tout de même de retrouver Sebastian pour comprendre les raisons de sa disparition. Il ne sait pas encore qu il va connaître son enquête la plus éprouvante, à plus d un égard.
Avis:
Très intéressante série. Le traitement animalier des personnages est captivant et magnifique. Le beau flic, style Humphrey Bogart, imperméable grande classe, belle gueule, quelques fêlures, grande âme! Ce beau flic est un chat! Souple comme un chat. L’album que j’ai préféré dans la série, que je ne connaissais pas, la parution du dernier m’a permis de lire les quatre d’un coup est le tome 2, qui parle du racisme; mais tout est bel et bon.
En passant d’un désintérêt bénin à un dégoût violent de leur corps, une jeune femme et un jeune homme sont tombés malades : ils ne s’alimentent pas suffisamment et mettent leur santé en danger. Sur le palier du psy, ces deux-là finissent par se croiser, et se comprennent, forcément.L’amitié va-t-elle leur permettre de sortir de cette spirale morbide ? Le suspens est intolérable, tant il est inconfortable de rentrer avec tant d’empathie dans la peau de ceux qui s’y sentent si mal. Mais le malaise est transcendé par la poésie de l’album, et la beauté du trait et des couleurs de Marie Caillou. Une auteur déjà célèbre au Japon, contributrice au film Peur(s) du Noir, et dont le dessin est un savoureux mélange de ses principales sources d’inspiration : l’école US (Chris Ware en tête), le manga d’auteur et la ligne claire franco-belge. Un album marquant.
Avis:
Je suis mitigée à propos de cette BD. Mais elle me trotte dans la tête depuis que je l’ai lue.C’est plutôt bon signe.
Au départ c’est vraiment la description de la vie de deux anorexiques, deux destins croisés qui se retrouvent en bas de chez leur psy commun. Cela gagne en finesse au fil des pages. L’espoir renait, les dernières pages sont magnifiques et poignantes. Faut-il faire lire cette BD à des personnes atteintes d’anorexie? Sans doute.
Les personnages ont tous un nez de clown, les anorexiques et les autres. Des marionnettes? Il y a un coté « Playmobil » dans le traitement des lieux en particulier.
La question de ce livre, me semble-t’il, est: Sommes nous de simples jouets? Pouvons nous changer le cours de notre destin? Nous avons eu une mère peu affectueuse, ne montrant son attention que par la nourriture, pouvons nous trouver notre chemin, nous ouvrir aux autres, avec l’aide d’un psy ou, et grâce à des rencontres amicales et amoureuses?
Vous ne lirez pas ici la vraie vie de Chagall. C’est un fabuleux conte juif, dont le héros se nomme Marc Chagall. Il vit dans un shtetl de la Russie des Tsars, à l’aube du XXe siècle. Il est jeune et très amoureux. Mais il est peintre aussi, et le père de celle qu’il aime veut pour sa fille « un bon juif qui ait un bon métier ». Quitter son amour ou bien la peinture ? Même le Rabbi de Loubavitch ne sait pas. Alors, Chagall suit la vision étrange qu’il a eue dans un rêve : un palais magnifique dont il aurait peint le plafond. Construire un opéra dans son village et montrer au beau-père…
Avis:
J’avais beaucoup aimé la version du "Petit Prince" par Sfar, voilà ici une biographie de Chagall revisitée par ce dessinateur peintre qu’est Sfar, on y retrouve la fantaisie du magnifique "Chat du Rabbin" et la beauté des couleurs.
Avec Sfar, il faut accepter de se laisser dérouter, on le suit dans ses divagations, il s’agit d’un parcours initiatique, de folie, d’amour impossible, d’amour de la peinture, de pogroms au coeur de la Russie très antisémite, plein de pistes de lectures,un rabbin qui ne répond pas aux questions, un boucher qui saigne les chevaux et les humains avec innocence… Sfar en créateur tout puissant se permet même de changer la tête du boucher fou et innocent.
Et le dessin, ces magnifiques planches à couper le souffle. On sent une complicité entre le dessinateur et son maitre!
Le tome 2 parait en janvier.
Et pour moi ce Chagall m’est précieux car je suis allée dans sa ville natale Vitebsk au Nord Est de la Biélorussie, j’ai visité le petit musée que cette ville sans beaucoup de moyens a réussi à consacrer à l’enfant du pays (autre peintre magnifique de l’état Biélorusse: Soutine, juif lui aussi, immigré en france également).
Il y a bien longtemps, une rumeur est née. Depuis, elle grandit chaque jour un peu plus. Elle dit qu’un homme, le passeur, trouvera la voie qui mène à la porte de lumière et qu’il guidera les habitants de la ville jusqu’à cette Cité où les hommes et les femmes vivront ensemble en harmonie. Aujourd’hui, cette rumeur n’en est plus une, elle est devenue une légende. Celle de la Cité de l’Arche…
Avis:
Facilité de Lecture: Aisé
Très belles illustrations, atmosphère onirique, décor et personnages, visages, monde d’après la catastrophe, angoisse et survie…Ce premier tome met en place les personnages principaux, pose des questions et donne terriblement envie de continuer la découverte de cette série d’excellent niveau.