Librairie Baba Yaga
  • Adultes
  • février17

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    Vertige Graphic, 10 tomes, série complète.
    A connu plusieurs rééditions.
    La série en poche a été éditée entre octobre 2007 à juin 2011

    J’ai découvert ce manga grâce à un client. C’est un témoignage extraordinaire sur la vie d’une famille à Hiroshima avant, pendant et après la bombe. On ne peut pas le conseiller à tout le monde, l’horreur y est montré sans fioritures, toute nue et hurlante. Ces scènes redoutables de l’effet de la bombe sont rendues supportables à nos yeux de lecteur par le courage, la ténacité,l’obstination, l’intelligence de Gen, personnage principale. Ce manga est autobiographique: nous regardons avec les yeux de l’auteur dessinateur la vie des Japonais pendant la guerre, la haine des Américains, tout y est décrit avec une précision passionnante.

    Je ne peux que recommander chaudement « Gen d’Hiroshima » qu’on a pu comparer avec raison au « Maus » de Spiegelman.
    Il y a une critique violente des militaires japonais qui ont poussé le Japon à la guerre, puis des américains devenus occupants, une fois le pays vaincu.
    Il y aurait tant et tant à dire: Gen et ses camarades entonnent pour se donner du courage des comptines récurrentes tout au long du texte, et Gen se répète les phrases de son père pacifiste et révolté: « Soyez comme ce blé, fort, même si vous vous faites piétiner… ».

    Vous aimerez « Maus » de Spiegelman et les peintures de Zoran Music.

  • janvier27

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    Serie: Trilogie complétée par Belleville-Barcelone.

    Pipette apprenti détective privé, un Nestor Burma des premiers jours (Léo Malet). Gallimard, Folio Policier, Février 2006, (Edition originale mars 2001)

    Editeur:

    Dans le Paris de 1926, il est difficile de survivre sans un sou en poche. L’armistice de 1918 n’est pas loin, et les traces de la guerre sont encore présentes. Venu de Montpellier tenter sa chance à la capitale, Pipette en fait l’amère expérience. Laveur de bouteilles, collaborateur d’un journal à scandales, il multiplie les petits boulots. Le soir, il déclame des poèmes à Montmartre, il y croise la Goulue, André Breton et les surréalistes, les défenseurs de Sacco et Vanzetti… La nuit venue, en compagnie d’une bande d’illégalistes, il cambriole les riches pour arrondir les fins de mois. Un coup, c’est un peu d’argent, un autre quelques lingots. Mais quand un coffre-fort s’ouvre sur une macabre découverte c’est une bien sombre histoire qui commence. Les brouillards de la Butte, avec son évocation du Paris populaire de l’entre-deux-guerres, a reçu le Grand Prix de littérature policière 2002.

    Grand Prix de la Littérature Policière 2002

    Avis:

    L’intrigue policière bien ficelée , on révise l’histoire de l’entre deux guerres sans se fatiguer!
    Ambiance très agréable, un univers, j’ai beaucoup aimé les références littéraires, l’apparition d’Antonin Artaud tournant sur le film d’Abel Gance, le Napoléon que j’adore! Breton le pistolet au poing aidant Burma, le détective apprenti dans un cimetière Parisien! C’est quelque chose!
    J’ai pas eu envie de lâcher ce Burma là, avec sa gouaille, son humour, et son argot joliment tourné alors j’ai entamé le second: Belleville- Barcelone

  • janvier27

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    Tome 1: « Quelque part entre les ombres » Novembre 2000 Tome 2: »Artic-nation » Mars 2003
    Tome 3: « Ame rouge » Novembre 2005 Tome 4: « L’enfer, le silence » Septembre 2010

    Editeur: Dargaud

    Tome 1: « Parfois, quand j’entre dans mon bureau, j’ai l’impression de marcher dans les ruines d’une ancienne civilisation. Non à cause du désordre qui y règne, mais parce que certainement cela ressemble au vestige de l’être civilisé que je fus jadis »

    Tome 2: La parution du premier tome de Blacksad fut un choc pour le public et les professionnels. La presse unanime et des milliers de lecteurs découvraient deux auteurs espagnols au talent inouï. Confirmation avec Arctic-Nation : Blacksad est déjà l’une des plus grandes séries de la bande dessinée contemporaine. À noter que cet album fera 8 pages de plus que le premier tome pour une histoire qui abordera le sujet du racisme : pas facile d’être un chat noir !…

    Après sa première enquête de laquelle il ne sort pas totalement indemne, Blacksad ne croyait pas rempiler aussi rapidement. Cette fois tout débute par la découverte d’un homme trouvé pendu en pleine ville, devant une foule sous le choc. Pour quelle raison ? Rapidement les soupçons se portent sur une organisation extrémiste – Arctic-Nation – constituée de fanatiques avec, à sa tête, un ours blanc nommé Karup. Celui-ci – entouré d’animaux blancs comme des hermines, renards polaires et autres hiboux blancs ! – prône un ordre nouveau et fustige les hommes – pardon, les animaux ! – de couleur. Et Blacksad n’est-il justement pas un chat noir ? Celui-ci mène son enquête et découvre, en compagnie d’un journaliste facétieux (une fouine, bien entendu) une sombre histoire familiale. Persuadé que l’enlèvement d’une petite fille a un lien avec cette histoire de meurtre, Blacksad va aller de surprises en surprises.
    Arctic-Nation aborde le sujet sensible du racisme et de la vengeance grâce à un scénario intelligent et truffé de rebondissements.

    Tome 3:  » Je restai plus d’une heure à observer en silence avant d’ouvrir la bouche et de rompre cet instant magique de création. Cet être à la santé fragile se transformait en tornade quand il sentait dans sa main le contact d’un pinceau et l’odeur de peinture lui collait au museau « .

    Tome 4: Années 1950, La Nouvelle-Orléans, où la fête de Mardi gras bat son plein. Grâce à Weekly, un producteur de jazz dénommé Faust fait la connaissance de Blacksad. Faust demande à ce dernier de s occuper d une affaire : un de ses musiciens, le pianiste Sebastian, a disparu. Il n a pas donné signe de vie depuis des mois, mettant en péril le label musical privé d une star. Faust craint que Sebastian ait, une fois de trop, sombré dans la drogue. Sa requête est d autant plus pressante que Faust se sait atteint d un cancer. John accepte la mission et découvre peu à peu que Faust ne lui a pas tout dit. Il s aperçoit qu il est lui-même manipulé, mais décide tout de même de retrouver Sebastian pour comprendre les raisons de sa disparition. Il ne sait pas encore qu il va connaître son enquête la plus éprouvante, à plus d un égard.

    Avis:

    Très intéressante série. Le traitement animalier des personnages est captivant et magnifique. Le beau flic, style Humphrey Bogart, imperméable grande classe, belle gueule, quelques fêlures, grande âme! Ce beau flic est un chat! Souple comme un chat. L’album que j’ai préféré dans la série, que je ne connaissais pas, la parution du dernier m’a permis de lire les quatre d’un coup est le tome 2, qui parle du racisme; mais tout est bel et bon.

  • janvier17

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    Picquier poche, Janvier 2012 (1ère parution chez Picquier, Janvier 2005)

    Cela fait longtemps que je voulais lire ce texte, sa parution en poche m’en donne l’occasion. Plusieurs clients m’en avaient parlé, dont une femme qui est venue plusieurs fois m’en acheter et me dire combien elle l’aimait.
    Dès les premières pages, je me suis sentie chez moi, j’ai suivi pas à pas la vie de cette jeune épousée chinoise partie à la recherche de son mari disparu dans un Tibet très lointain et dangereux.
    L’histoire se déroule sur plusieurs décennies; Mais à l’inverse de ces livres que j’ai énormément aimés, comme « La saga de Youza » de Baltouchis, ou plus récemment « Niki l’histoire d’un chien » de Tibor Déry, la grande Histoire ne s’infiltre pas dans la petite histoire des personnages centraux du roman. Elle est maintenue à l’écart, forcée presque de se taire, éloignée au tout dernier plan.
    C’est pourtant bien la grande Histoire qui va mener loin de la Chine le mari de Wen, médecin comme elle: il s’engage dans l’armée de conquête du Tibet qui cache bien son nom: « armée de libération » Il part avec de grands idéaux, le désir de soigner, d’aider.
    Peu après l’armée annonce à Wen la mort de son mari. Elle refuse de le croire, s’engage elle même, et part, afin de le rejoindre. Alors que tous la dissuadent, elle embarque sans faillir dans une aventure extrêmement risquée.
    Il est intéressant de constater que dans ce roman La chine, puissance colonialiste ne peut entamer véritablement l’âme d’un peuple fort et courageux.
    page 174 : »Wen…avait appris à renoncer à ses désirs-à laisser les choses suivre leur cours. »
    page177: « Wen a baissé les yeux sur ses vêtement élimés, déteints. Si elle n’était plus chinoise qui était-elle?Mais peut-être cette question n’avait pas d’importance. L’important c’était que son âme était née.Wang Liang avait eu raison :rester en vie était une victoire en soi »

    Facilité de lecture:Aisée.

  • janvier11

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