Librairie Baba Yaga

Au coeur de Sanary sur mer, sur la place de la mairie, la librairie Baba Yaga vous accueille tous les jours (ou presque!) sous ses voûtes illuminées.
Ouverte en 1984, elle s'est agrandi et a fait peau neuve en 2005.

  • Bonne lecture!
  • janvier27


    Serie: Trilogie complétée par Belleville-Barcelone.

    Pipette apprenti détective privé, un Nestor Burma des premiers jours (Léo Malet). Gallimard, Folio Policier, Février 2006, (Edition originale mars 2001)

    Editeur:

    Dans le Paris de 1926, il est difficile de survivre sans un sou en poche. L’armistice de 1918 n’est pas loin, et les traces de la guerre sont encore présentes. Venu de Montpellier tenter sa chance à la capitale, Pipette en fait l’amère expérience. Laveur de bouteilles, collaborateur d’un journal à scandales, il multiplie les petits boulots. Le soir, il déclame des poèmes à Montmartre, il y croise la Goulue, André Breton et les surréalistes, les défenseurs de Sacco et Vanzetti… La nuit venue, en compagnie d’une bande d’illégalistes, il cambriole les riches pour arrondir les fins de mois. Un coup, c’est un peu d’argent, un autre quelques lingots. Mais quand un coffre-fort s’ouvre sur une macabre découverte c’est une bien sombre histoire qui commence. Les brouillards de la Butte, avec son évocation du Paris populaire de l’entre-deux-guerres, a reçu le Grand Prix de littérature policière 2002.

    Grand Prix de la Littérature Policière 2002

    Avis:

    L’intrigue policière bien ficelée , on révise l’histoire de l’entre deux guerres sans se fatiguer!
    Ambiance très agréable, un univers, j’ai beaucoup aimé les références littéraires, l’apparition d’Antonin Artaud tournant sur le film d’Abel Gance, le Napoléon que j’adore! Breton le pistolet au poing aidant Burma, le détective apprenti dans un cimetière Parisien! C’est quelque chose!
    J’ai pas eu envie de lâcher ce Burma là, avec sa gouaille, son humour, et son argot joliment tourné alors j’ai entamé le second: Belleville- Barcelone

  • janvier27

    Tome 1: « Quelque part entre les ombres » Novembre 2000 Tome 2: »Artic-nation » Mars 2003
    Tome 3: « Ame rouge » Novembre 2005 Tome 4: « L’enfer, le silence » Septembre 2010

    Editeur: Dargaud

    Tome 1: « Parfois, quand j’entre dans mon bureau, j’ai l’impression de marcher dans les ruines d’une ancienne civilisation. Non à cause du désordre qui y règne, mais parce que certainement cela ressemble au vestige de l’être civilisé que je fus jadis »

    Tome 2: La parution du premier tome de Blacksad fut un choc pour le public et les professionnels. La presse unanime et des milliers de lecteurs découvraient deux auteurs espagnols au talent inouï. Confirmation avec Arctic-Nation : Blacksad est déjà l’une des plus grandes séries de la bande dessinée contemporaine. À noter que cet album fera 8 pages de plus que le premier tome pour une histoire qui abordera le sujet du racisme : pas facile d’être un chat noir !…

    Après sa première enquête de laquelle il ne sort pas totalement indemne, Blacksad ne croyait pas rempiler aussi rapidement. Cette fois tout débute par la découverte d’un homme trouvé pendu en pleine ville, devant une foule sous le choc. Pour quelle raison ? Rapidement les soupçons se portent sur une organisation extrémiste – Arctic-Nation – constituée de fanatiques avec, à sa tête, un ours blanc nommé Karup. Celui-ci – entouré d’animaux blancs comme des hermines, renards polaires et autres hiboux blancs ! – prône un ordre nouveau et fustige les hommes – pardon, les animaux ! – de couleur. Et Blacksad n’est-il justement pas un chat noir ? Celui-ci mène son enquête et découvre, en compagnie d’un journaliste facétieux (une fouine, bien entendu) une sombre histoire familiale. Persuadé que l’enlèvement d’une petite fille a un lien avec cette histoire de meurtre, Blacksad va aller de surprises en surprises.
    Arctic-Nation aborde le sujet sensible du racisme et de la vengeance grâce à un scénario intelligent et truffé de rebondissements.

    Tome 3:  » Je restai plus d’une heure à observer en silence avant d’ouvrir la bouche et de rompre cet instant magique de création. Cet être à la santé fragile se transformait en tornade quand il sentait dans sa main le contact d’un pinceau et l’odeur de peinture lui collait au museau « .

    Tome 4: Années 1950, La Nouvelle-Orléans, où la fête de Mardi gras bat son plein. Grâce à Weekly, un producteur de jazz dénommé Faust fait la connaissance de Blacksad. Faust demande à ce dernier de s occuper d une affaire : un de ses musiciens, le pianiste Sebastian, a disparu. Il n a pas donné signe de vie depuis des mois, mettant en péril le label musical privé d une star. Faust craint que Sebastian ait, une fois de trop, sombré dans la drogue. Sa requête est d autant plus pressante que Faust se sait atteint d un cancer. John accepte la mission et découvre peu à peu que Faust ne lui a pas tout dit. Il s aperçoit qu il est lui-même manipulé, mais décide tout de même de retrouver Sebastian pour comprendre les raisons de sa disparition. Il ne sait pas encore qu il va connaître son enquête la plus éprouvante, à plus d un égard.

    Avis:

    Très intéressante série. Le traitement animalier des personnages est captivant et magnifique. Le beau flic, style Humphrey Bogart, imperméable grande classe, belle gueule, quelques fêlures, grande âme! Ce beau flic est un chat! Souple comme un chat. L’album que j’ai préféré dans la série, que je ne connaissais pas, la parution du dernier m’a permis de lire les quatre d’un coup est le tome 2, qui parle du racisme; mais tout est bel et bon.

  • janvier24

    Pol’Art Noir

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    Pol’Art Noir Pour les amateurs de romans noirs, de thrillers, de polars en général et de littérature policière en particulier. Présentations d’auteurs, d’éditeurs, chroniques de romans, quelques nouvelles inédites et même… un forum spécialisé où s’échangent des avis aussi divers que variés autour de ce genre littéraire tout, sauf mineur…
    Pol’Art Noir c’est ICI

  • janvier24

    Entendu cette belle chanson sur France Culture: belle chanson, émouvante et en Russie on écrase les mains d’un journaliste après l’avoir tabassé.


    Les bohémiens

    Si quelqu’un s’inquiète de notre absence,
    Dites-lui qu’on a été jeté
    Du ciel et de la lumière,
    Nous les seigneurs de ce vaste univers

    Ils ont laissé leurs chaussures
    Au bas des murs
    baxtalo les autres
    Les bohémiens, les bohémiens,
    Nous les seigneurs de l’univers

    Si quelqu’un s’inquiète de notre absence,
    Dites-lui qu’on a été jeté
    Du ciel et de la lumière,
    Nous les seigneurs du vaste univers

    Hier, demain, n’existe pas
    deja la deja la
    Ni les anges, ni Dieu, n’existent plus

    Si quelqu’un s’inquiète de notre absence,
    Dites-lui qu’on a été jeté
    Du ciel et de la lumière,
    Nous les seigneurs du vaste univers

    A force de xxxx
    Ils sont partis pieds nus là-bas,
    Là où les anges, les dieux n’existent plus

    Si quelqu’un s’inquiète de notre absence,
    Dites-lui qu’on a été jeté
    Du ciel et de la lumière,
    Nous les seigneurs de ce vaste univers »

    Catherine Ringer pour le film Liberté de Tony Gatlif

  • janvier24

    J’ai découvert par hasard sur la toile Anastassia Elias, j’ai eu un coup de foudre immédiat pour son travail. Un de ses tableaux accompagne un poème de Gaston Couté: « Jour de lessive » chanté par Loïc Lantoine. J’ai été frappée par la force de ses personnages, une évidence simple, une densité. Je pense à Soutine, mon peintre préféré, je crois. Je pense aussi à Robert Alonzi, un peintre belge autodidacte, magnifique.
    Ces deux beaux albums ont en commun les illustrations d’Anastassia et une grande poésie. Ils ont aussi le genre »invendables ». J’aimerais bien que cela ne devienne pas une spécialité de la maison!! Les invendables trouvent un jour ou l’autre un amateur, je veux encore le croire!



    Texte: Jean Elias,
    Edition Motus, collection Pommes,Pirates,Papillons, Mai 2006

    Editeur:

    Sur un fil tendu la lune glisse dans le jardin. Elle revient sale en fin de journée. Ma grand-mère la lave et l’étend à la fenêtre. Elle laisse couler l’eau pour que soient propres les rêves.

    Avis:

    « Grand-mère arrose la lune » est un beau poème, belle écriture pleine d’images superbes:
    « Ma grand-mère a perdu ses dents dans la guerre. Sa bouche est une grotte de brigands où se réfugie la lune. En hiver ma grand-mère se tait pour que la lune ne tombe pas de sa bouche et se brise. »
    Voilà commence l’histoire.
    La dernière page est magnifique, émouvante! L’illustration d’Anastassia ajoute encore à la poésie et aux interprétations possibles. On peut passer du temps, lire et relire, découvrir des sens nouveaux.
    A partir de sept ans.






    Texte: François David
    Editions du Rocher, Lo Païs d’Enfance, Septembre 2007

    Editeur:

    Les yeux d’Yseut: Des yeux, des immenses yeux d’Iseut, nulle larme ne tombe. Jamais. Yseut ne peut plus pleurer.

    Avis:

    « Les yeux d’Yseut » n’ont pas de larmes. La petite fille semble presque autiste, murée dans le chagrin. C’est une histoire qu’on peut offrir à un enfant silencieux qui ne peut s’exprimer sur ses chagrins. C’est un livre que les pédiatres ou pédopsychiatres pourraient laisser trainer dans leur salle d’attente.
    La disparition d’un chat puis son retour dans la vie de l’enfant va débloquer les larmes et les mots. L’illustration soutient et développe le texte.


    Venez à moi les clients à la recherche des perles rares, ceux qui cherchent un peu à coté des princesses et autres dragons et dinosaures !! Ceux qui acceptent de s’égarer et ne prononcent pas la phrase fatale: « c’est trop beau pour un enfant! » ou » cela ne plaira pas à un enfant! » Bien sur les paillettes et les princesses, les châteaux forts et les dragons ont leur place à tenir dans les livres pour enfants. Parents, grand-parents, oncles et tantes… Emmenez donc un peu vos enfants batifoler ailleurs vous verrez qu’ils en redemanderont!