Librairie Baba Yaga

Au coeur de Sanary sur mer, sur la place de la mairie, la librairie Baba Yaga vous accueille tous les jours (ou presque!) sous ses voûtes illuminées.
Ouverte en 1984, elle s'est agrandie et a fait peau neuve en 2005.

Téléphone: 04.94.74.64.67

  • Bonne lecture!
  • avril2014

    Critique envoyée par Marie-Séraphine GILLET

    98046877
    Hoebeke

    Les oies des neiges de William Fiennes est un livre magnifique. Je l’ai lu deux fois, comme je le fais souvent pour des livres admirables. Il raconte comment un jeune homme qui est convalescent décide de suivre la migration des oies des neiges du sud des Etats Unis jusqu’au Nord du continent américain. Des descriptions grandioses, des rencontres incroyables. Un parcours symbolique pour qui cherche son chemin dans la vie.
    Je le recommande à tous ceux qui aiment la nature, la vie et bien sûr les oiseaux et les livres.
    Une note sur mon blog : http://bonheurdujour.blogspirit.Com.

  • avril2014

    10175055_732509063460731_7143638715568117142_n

  • mars2014

    A Sanary, nous étions trois libraires: La plus ancienne, le pilier: La Galerie tenue par Anne-Marie Bilger depuis 40 ans auquel s’était rajoutée Véronique, son employée, depuis 14 ans, grandes lectrices devant l’Eternel! Anne- Marie a pris sa retraite, et les marges de la librairie sont si faibles que la succession souhaitée n’a pu se faire; Fermeture.

    Une librairie spécialisée en bande dessinées: l’Ecume des pages qui a du se reconvertir en commerce de déco; Fermeture: Amazone est passé par là et son rouleau compresseur.

    Et la librairie Baba-yaga fondée par moi même en décembre 1984, qui donc aura trente ans cette année. Au départ uniquement consacré à la littérature jeunesse, puis très rapidement généraliste.

    Depuis la fermeture de la Galerie nous voyons apparaitre les transfuges, un peu perdus, quelquefois surpris de découvrir cette autre librairie, souvent hésitants. Fabienne et moi tachons de les rassurer.

    Bonnard
    Une quinzaine de jours avant Noel une femme se présente avec des profonds soupirs retenus, je comprends qu’il s’agit d’une transfuge du type P comme paniquée, et « tout est perdu! ». Elle désire me commander un livre, oui, oui, nous aussi nous savons faire les commandes! Quelques paroles échangées; Contente je pense l’avoir rassurée…
    Elle me parle alors d’un artiste dont elle a oublié le nom, qui a peint la Provence…et moi, imprudente, je lance « Bonnard? » Et là catastrophe, blasphème, anathème! La transfuge de type P avait raison: elle est tombée dans un lieu d’inculture, et d’imposture…Cela confirme ses craintes!
    La transfuge outragée laisse alors libre court à son désarroi , son dépit amoureux, jusque là contenu: Ses mains soutenant douloureusement un front large plein de sciences et conscience, s’appuient lourdement sur la caisse. Une cliente attend patiemment derrière elle, ses cartes postales à la main, puis nous entendons étonnées, et rapidement pour ma part atterrée, puis franchement exaspérée, sa litanie prononcée crescendo »Mais il est mort Bonnard, mais il est mort Bonnard,mais il est mort Bonnard…« avec ironie, mépris, supériorité évidente, intrinsèque, comme le professeur remet l’enfant à sa juste place: l’Ignorance, qu’il n’aurait jamais du tenter de quitter avec quelque réponse approximative!
    Les quelque tentatives de glisser entre les mots répétés de sa litanie:
    « Je ne savais pas
    -Mais il est mort
    - que vous parliez d’un peintre
    -mort
    - contemporain?!?
    -Bonnard!!!!!
    sont inaudibles!!!et irrecevables…

    Conclusion: Puisque qu’Amazone veut notre peau et que Bonnard est mort, tachons de résister!

    Deuxième conclusion possible:
    Sachant qu’Amazone tue un libraire par mois, (calcul approximatif) les grandes surfaces tout autant, et que Pierre Bonnard peintre impressionniste est mort au Cannet(Alpes Maritimes) en 1947, combien de temps la librairie Babayaga,située à Sanary sur Mer dans le Var, résistera t-elle aux assauts des clients de tout poil et du grand capital???

  • mars2014

    Documentaire émouvant et magnifique de Julie Depardieu sur son frère Guillaume Depardieu, visionné hier soir. Juliette et Guillaume sur scène interprétant « La lettre oubliée » est un moment fort, criant de vérité, présence vivante de l’acteur chanteur décédé à 37 ans. Juliette disait dans ce documentaire que lorsque Guillaume Depardieu interpréta pour la première fois cette chanson avec elle sur scène, on était dans les tranchées sous les bombes.

    L’artiste ne mettait pas de distance entre son texte et lui même. Une adéquation qui permet à l’auditeur, spectateur de se glisser tout petit dans cet instant magique de vérité.
    Me rappelle Serge Reggiani chanteur « Ma vieille », chanté les yeux fermés.

  • mars2014

    Nous avons parlé de François Place, et du magnifique « Les Derniers Géants », puis nous avons regardé l’album « Bimbi » d’Albertine (édité à « la Joie de lire ») au très beau graphisme, la jeune femme l’a acheté. Anna Castagnoli a un blog très suivi en Italie: Le Figure dei Libri. Nous nous sommes mis d’accord pour mettre un lien entre nos deux blog et site.
    Nous avons également eu la visite de Véronique Ovaldé pendant ces vacances parisiennes de Février. J’ai fait découvrir à un des enfants « Sacrée Mamie« , tous les jours, ils viennent acheter le tome suivant!
    Voilà des moments enrichissants à la librairie qui font du bien.